Les préparatifs s'accélèrent à Téhéran ce mardi alors que des portraits géants de l'ayatollah Ali Khamenei ornent la mosalla, un complexe religieux essentiel, où sa dépouille sera exposée. Des ouvriers, sous haute sécurité, s'affairent à rendre le site prêt pour recevoir des millions de personnes, prévu d'accueillir jusqu'à 20 millions de participants durant cette importante période de deuil.
La mosalla, espace habituellement dédié à de grands rassemblements, sera le théâtre de cérémonies marquantes. Les autorités, conscientes de l'impact historique des obsèques, ont prévu des restrictions de circulation strictes dans la ville, entraînant déjà des embouteillages significatifs. Selon Ali-Akbar Pourjamshidian, un responsable de l'organisation, cet événement vise également à renforcer la cohésion nationale et à unir les différentes strates de la société iranienne autour de la mémoire du guide suprême décédé.
Avenir radieux
Les funérailles se déroulent dans un contexte délicat, marquées par des manifestations récentes sur la vie chère dans le pays et un fragile cessez-le-feu avec les États-Unis et Israël. Dans les rues de Téhéran, les affiches évoquent un « avenir radieux », symbolisant l'espoir d'une unité retrouvée alors que la nation pleure son leader. Initialement prévues en mars, ces obsèques avaient été repoussées en raison de la guerre qui a ravagé la région.
Cortège funèbre
Les services de télévision d'État intensifient les diffusions de documentaires sur Ali Khamenei, plaçant son héritage au cœur des préoccupations nationales. Des délégations de plus de trente pays sont également attendues à cet événement sans précédent. En prévision de la chaleur estivale, des plans d’hydratation et de sécurité sont mis en place pour le cortège prévu la veille des obsèques, qui traversera des lieux saints en Irak, avant son inhumation à Machhad.
Des millions de regards se tourneront vers Téhéran, alors que l’Iran se prépare à faire ses adieux à un leader dont l'impact sur le pays et la région restera gravé dans les mémoires. Ce moment charnière pourrait également marquer un tournant inquiétant pour l'avenir politique de la République islamique, comme l'indiquent de nombreux experts.







