Dans une démarche visant à réunir plus de 70 000 fidèles, le chef de chœur Alexis Duffaure a été désigné pour orchestrer la veillée de prière du pape Léon XIV au Stade de France, programmée le 25 septembre. Cette rencontre sera un temps fort de son voyage apostolique en France, promettant plus de trois heures de communion spirituelle pour les jeunes catholiques.
Cette mission a été officialisée par la Conférence des évêques de France, qui a annoncé la tenue de cet événement le 26 juin dernier. Selon Duffaure, ayant également dirigé plusieurs manifestes musicaux à Bordeaux, sa volonté est de créer une expérience musicale « monumentale » en intégrant divers styles musicaux pour toucher tous les participants. « Mon but est de rassembler toute la jeunesse présente par la musique », déclare-t-il.
Proche de l'association Ecclesia Cantic, qui soutient le chant liturgique, Duffaure a été sollicité pour mettre en avant ses compétences artistiques. Bien qu'il connaisse le lieu seulement par ouï-dire, il souhaite composer une ambiance qui soit à la fois festive et contemplative, tout en respectant la dimension sacrée de la fonction papale.
Un défi de taille à relever
À moins de trois mois de cet événement, Alexis rappelle qu'il doit faire preuve d'humilité, en espérant des bonnes prières pour lui, d'autant plus qu'il ne connaît pas encore les musiciens avec lesquels il travaillera. « Nous avons des moments d'échange stimulants avec différentes sensibilités musicales, et je compte sur cette diversité pour faire la magie de la soirée », précise-t-il, tout en réfléchissant à la manière d'accueillir avec soin le pape lors de son entrée.
Les choix musicaux visent à alimenter ce qui sera présenté comme un moment historique, rassemblant publics de tous horizons sans jamais déroger au protocole liturgique. Le chef de chœur aspire à faire de cette veillée un événement sans précédent : « Le défi est de créer une ambiance où chaque participant peut se sentir à sa place », conclut-il, suggérant d'inclure aussi bien des chants grégoriens que des œuvres modernes.







