Chaque année, la France utilise environ 1.500 tonnes d'aspirine, un médicament souvent prescrit pour soulager douleurs et fièvre. Toutefois, son utilisation n'est pas sans risques, surtout lorsqu'il s'agit de posologies spécifiques.
L'aspirine, dont le nom chimique est acide acétylsalicylique, existe sous différentes formes, notamment en dosages de 500 mg et 1 g, disponibles sans ordonnance. Elle est principalement recherchée pour son efficacité contre les maux de tête et les fièvres. Cependant, l'aspirine à faible dose, également appelée aspirine nourrisson (75 ou 100 mg), est actuellement en rupture de stock, ce qui pose de réelles préoccupations.
Contrairement aux versions classiques, l'aspirine à faible dose ne vise pas à soulager la douleur, mais à inhiber l'agrégation des plaquettes sanguines, réduisant ainsi le risque de formation de caillots. C'est un traitement essentiel pour les patients ayant des antécédents d'infarctus ou d'accidents vasculaires cérébraux (AVC). L'agence française du médicament met en garde : l'interruption de ce traitement pourrait augmenter le risque de récidive chez les patients concernés.
En réponse à cette crise d'approvisionnement, les pharmaciens sont désormais autorisés à proposer des alternatives médicamenteuses ou à modifier la classe du traitement si nécessaire, selon l'agence. Cela pourrait inclure des substituts temporaires capables de répondre aux besoins urgents des patients.
Des experts soulignent l'importance de ne pas négliger ce problème : « Si les patients ne peuvent pas accéder à l’aspirine, nous risquons de voir une augmentation significative des complications cardiovasculaires », avertit le Dr Dupont, cardiologue en milieu hospitalier. La situation rappelle l'importance de garantir un accès adéquat aux médicaments essentiels et de prévenir les pénuries futures, afin de protéger la santé publique.







