Pour Téhéran, le récemment signé protocole d'accord avec les États-Unis représente non seulement un tournant, mais une "déclaration de défaite de l'Amérique". Cette déclaration audacieuse provient de Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, alors que le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, se rend dans la région pour apaiser les préoccupations des alliés du Golfe.
Ghalibaf a souligné que ce règlement est le fruit des "efforts et de la détermination de la courageuse nation iranienne", ajoutant que cela témoigne de la capacité de l'Iran à s'imposer sur la scène internationale. Les discussions en cours visent à mettre fin aux hostilités dans la région après une escalade de la violence, notamment suite à l'offensive américano-israélienne lancée en février.
L'avenir de la sécurité au Moyen-Orient, selon l'Iran, doit reposer sur les nations de la région. Ghalibaf a précisé que l'Iran souhaite maintenir des relations basées sur "l'interaction" plutôt que sur la "confrontation". Cette annonce survient alors que Rubio tente de rassurer les dirigeants du Golfe après une période de tensions exacerbées.
Les pays du Golfe, de leur côté, doivent maintenant faire face à la réalité d'une situation post-conflit. L'impact de cette guerre a été sévère, et la nécessité de rétablir la confiance est cruciale. Bien que des discussions pour une réconciliation soient en cours, des points de friction persistent, notamment sur des questions sensibles comme le programme nucléaire iranien et le contrôle du détroit d'Ormuz, un axe vital pour le commerce mondial.
L'accord récemment signé stipule une période de 60 jours de négociations pour formuler un règlement définitif. Cependant, des divergences significatives subsistent. Alors que l'Iran espère que le détroit d'Ormuz, par lequel transite une partie substantielle du commerce pétrolier, sera réouvert sans frais, Trump a déclaré sur sa plateforme Truth Social qu'"aucun péage ou frais" ne sera accepté par les États-Unis.
En parallèle, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a indiqué qu'elle poursuivra ses inspections en Iran, une préoccupation majeure pour Washington. L'Iran, tout en maintenant qu'il ne cherche pas à acquérir l'arme nucléaire, insiste sur son droit à développer une technologie nucléaire à des fins pacifiques.
Concernant le Liban, Ghalibaf a réitéré l'importance d'une fin des hostilités, affirmant que le futur du pays du Cèdre est tout aussi crucial pour Téhéran. Les discussions américaines devraient également aborder le soutien de l'Iran à des groupes comme le Hezbollah, déjà au cœur des tensions régionales.
Alors que les négociations continuent, le Liban subit encore les conséquences de la guerre. Les attaques israéliennes avaient déjà provoqué la mort de milliers de civils. Les habitants de Tyr, maintenant en rédemption, tentent de retrouver un semblant de normalité dans ce qui reste de leurs domiciles, affirmant leur résilience après cette épreuve dévastatrice.
Hussein Hassan, propriétaire d'un salon de coiffure, évoque la détermination des Libanais à se relever, déclarant : "Nous secouons la poussière et nous nous relevons comme le phénix". La situation demeure précaire, mais l'espoir d'un avenir meilleur persiste malgré les défis majeurs qui se dressent encore sur la route.







