Le Canon français a annoncé que son grand banquet, initialement prévu à Bergerac, se déroulera finalement à Périgueux en octobre. Cette décision ravive les tensions politiques, avec une forte opposition des partis de gauche.
Les événements d'un petit Gaulois et de son ami ont souvent leur apothéose lors de banquets. Cependant, à quelques kilomètres de là, à Périgueux, une autre ambiance prévaut. La décision de déplacer le banquet suscite des remous dans la région. Dans un communiqué daté du 23 juin, le Canon français a précisé : "Initialement fixé à Bergerac, le banquet prévu le 24 octobre aura lieu à Périgueux". Les accusations de collusion avec l'extrême droite envers l'organisateur continuent d'animer les débats.
Fabien Ruet, maire socialiste de Bergerac, s'est félicité de cette annulation, affirmant que cela révèle le besoin du Canon français d'un "bouc émissaire". En parallèle, le slogan de campagne s'est répandu dans les cercles militants : "Notre vin, notre culture, notre fierté, pas leur argent, pas leurs idées".
Réactions au changement de localisation
Les tensions sont palpables. Cédric Dumas, responsable de l'espace Étincelle, a déploré les dégradations survenues lors d'une action d'opposition. De son côté, le Canon français a dévoilé une liste de 1000 réservations, insuffisantes pour un banquet à cette ampleur.
Un événement politique déguisé ?
Les partis de gauche, incluant le Parti communiste et La France insoumise, ont qualifié cet événement de "promotion des idées d'extrême droite". Une affirmation qui a résonné chez de nombreux Périgourdins : "Ce banquet, ici à Périgueux, est un affront et une honte", a déploré un représentant local.
Un facilitateur, pas un organisateur
Le maire de Périgueux, Michel Cadet, a pris position en confirmant que la gestion des réservations était une affaire de services municipaux, ceux-ci étant ouverts à accueillir toutes les demandes, dans un esprit de neutralité politique. "Si Jean-Luc Mélenchon souhaite réservez un espace également, il sera le bienvenu".
Cette initiative suscite des interrogations sur la dynamique politique en place, soulevant des questions quant à l'accueil d'événements à caractère aussi controversé dans une ville avec un passé de résistance.







