Le 24 juin, le parquet d’Agen a annoncé que l’autopsie réalisée sur Lyhanna n’avait pu déterminer avec précision les circonstances de sa mort. La jeune collégienne avait été retrouvée le 4 juin, près de Fleurance (Gers), laissant la communauté sous le choc.
Dans son communiqué, le parquet signale la présence de lésions ecchymotiques sur les membres supérieurs et inférieurs de la victime, qui pourraient indiquer des entraves, entravant ainsi les bras et les poignets. “Ces lésions sont hautement évocatrices d’une contrainte”, déclare le procureur de la République Olivier Naboulet.
Malgré ces constatations, les lésions observées, “restent superficielles et ne sont pas impliquées dans le mécanisme mortel”, souligne le rapport. De plus, Lyhanna présentait des contusions au niveau de la bouche, mais aucune blessure cervicale visible permettant d’expliquer sa mort n’a été trouvée.
Les poursuites contre Jérôme Barella élargies
Face à ces éléments, le flou persiste quant aux causes du décès. “Des examens complémentaires en anatomopathologie sont nécessaires, ainsi qu’une analyse toxicologique”, conclut Olivier Naboulet. Dans le cadre de l’enquête, les poursuites visant Jérôme Barella, le principal suspect, ont été élargies pour inclure des accusations de meurtre et de viol sur mineur. Ce dernier encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
Des experts évoquent également la nécessité d’une transparence accrue dans cette affaire, qui soulève de nombreuses questions au sein de la société. “Il est crucial que la vérité éclate pour rendre justice à Lyhanna”, affirme l’un des spécialistes interrogés par Le Monde.







