L’égalité femmes-hommes est un chemin encore en construction, nécessitant éducation et engagement. Nos lycéens partagent leur vision d'un changement culturel.
Marion, 16 ans, 1re (Tours) : « Je me considère féministe, et cette lutte me passionne. Selon moi, le féminisme n’est pas destiné à surélever la femme, mais à chercher l’égalité entre les sexes. Il est vital de permettre aux femmes de disposer de leur corps librement. »
« Certains voient le féminisme d'un œil négatif, associant le concept à des stéréotypes comme le terme “femme hystérique”. Pourtant, les féministes jouent un rôle crucial en dénonçant les injustices et les violences sexuelles. D’après l'association féministe #NousToutes, 67 féminicides ont été constatés dès le début de 2026. »
« L'histoire témoigne de la lutte féministe, qui a débuté durant la Révolution française, avec des avancées significatives telles que le droit de vote ou à l’avortement. Cependant, même si ces droits sont constitutionnels, leur véritable application reste incertaine. Les mentalités doivent également évoluer. »
Éduquer dès le plus jeune âge
Noémie, 16 ans, 1re (Tours) : « Pour parvenir à l’égalité entre les sexes, nous devons changer les mentalités souvent considérées comme trop extrêmes. »
« Une éducation adaptée est cruciale, que ce soit dans la famille, à l’école ou à travers les médias. Une loi peut prohiber la discrimination, mais ne peut obliger quiconque à croire à l’égalité. Si nous sommes sensibilisés dès notre jeune âge, la société peut évoluer vers une vision plus équilibrée. »
« Nous devons faire comprendre que le féminisme ne s’oppose pas aux hommes, mais cherche à instaurer une société équitable. Il est essentiel de mettre en lumière celles qui ont façonné ce combat afin que leurs idéaux perdurent. »
Mobilisation nécessaire
Matilda, 17 ans, terminale (Blois) : « Le féminisme est un long combat pour l'égalité et la liberté des choix des femmes. »
« Par exemple, seulement 36 % de nos députés sont des femmes en France. Il reste donc beaucoup à faire pour atteindre la parité. »
« Le cadre légal acquis nécessite d’être appliqué au quotidien dans la vie de chaque femme. Bien que l’égalité juridique soit officiellement reconnue, le militantisme est essentiel pour que cette égalité devienne une réalité tangible. Les luttes féministes ont permis des avancées majeures, comme le droit de vote. »
Au-delà du simple militantisme
Samuel, 15 ans, 2de (Blois) : « Pour promouvoir l’égalité des droits, il est vital d’éduquer les jeunes garçons. »
« Les discours masculinistes, souvent véhiculés sur les réseaux sociaux, sont nuisibles. Les garçons élevés selon un modèle de domination sont peu enclins à adopter une attitude égale. »
« Changer les mentalités est un processus lent. La loi doit également jouer un rôle moteur pour encourager ces évolutions. La société a déjà fait de grands progrès grâce aux lois, mais il est crucial de continuer ce combat. »
Proclamer sa voix
Chiara, 16 ans, terminale (Tours) : « Récemment, l’affaire Patrick Bruel a remis en lumière la nécessité de parler des injustices. »
« J'ai été choquée par les propos du gouvernement disant que l'on ne peut résoudre un drame par des cris. Ce discours infantilise ceux qui ont souffert d'injustices, les réduisant au silence. »
« En tant qu'adolescente, je refuse de vivre dans une société où exprimer de la colère est considéré comme une hystérie. Nous devons écouter les victimes. Leur légitimité doit être reconnue. »
Un long chemin vers l’égalité
Emma, 17 ans, terminale (Tours) : « Si l’égalité avait toujours été respectée, le féminisme ne serait peut-être pas une nécessité actuelle. »
« Les femmes, longtemps négligées, ont tant à offrir. Nous devons nous battre pour que ce combat s'ancre dans des lois robustes, avec de réelles sanctions pour les violations de ces principes, en particulier en milieu professionnel. »
« L'engagement dans le féminisme est un combat collectif pour garantir que chacun puisse s'exprimer librement. »







