Face à un réseau vieillissant, des investissements cruciaux s'imposent pour garantir l'approvisionnement en eau potable. La communauté de communes du Val d'Amboise a fait appel à Veolia pour gérer l'exploitation et la distribution de cette ressource vitale.
Sur ce vaste territoire, composé de multiples vallées et d'usines éparpillées, la question de l'eau devient rapidement complexe. Au cœur du quartier de la Verrerie à Amboise, le château d'eau stocke 800 m³ d'eau potable, puisée à 80 mètres de profondeur dans le Cénomanien.
Ce site, l'un des dix-sept forages et treize usines de traitement du Val d'Amboise, alimente 6.500 personnes. Selon Anaïs Lacroix, responsable du site pour Veolia, tout y est minutieusement contrôlé. « Le système de déferrisation qui élimine le fer et l’ammonium dans l'eau a été modernisé l’année dernière, » indique-t-elle.
Pour ce qui concerne les investissements liés aux infrastructures, il revient à la collectivité de les financer. Parmi les projets figurent la création d'un nouveau forage dans les alluvions de la Loire, dont le coût total est estimé à 2,5 millions d'euros. « L’enjeu est de réduire notre dépendance au Cénomanien, » souligne Luc Favia, vice-président en charge de la gestion des ressources en eau. « Nous visons une réduction de 40 % des prélèvements, soit une économie de 600.000 m³ par an. »
Des investissements à venir
D'autres projets d'investissement sont également prévus, tels qu'une étude hydraulique pour les forages de Négron et la poursuite du programme de renouvellement des canalisations. « Ne rien faire, c'est repousser les problèmes. Nous travaillons à rattraper notre retard, » déclare Luc Favia. Actuellement, le taux de renouvellement est de 1,2 % par an, soit environ 5 km sur un réseau total de 495 km, pour un coût supérieur à 1,5 million d’euros chaque année.
Le rendement du réseau s'élève à 86 %. Les pertes d'eau sont activement détectées par l'opérateur, qui gère l'exploitation technique ainsi que la réclamation des abonnés, totalisant près de 14.000 clients. « Nous sommes satisfaits de leur performance, même si la question de la gestion se pose à chaque renouvellement de contrat. C’est un enjeu à la fois technique et politique, » ajoute Favia.
Un autre aperçu des efforts du Val d'Amboise est la mise en place de tarification progressive en 2023, unique dans le département. Dans une « logique de solidarité, » la part fixe pour l'eau potable se fixe à 15 € par an, alors que les 110 premiers m³ sont facturés à 0,798 €, une consommation classique pour une famille de quatre personnes.







