Une récente étude menée par des chercheurs de l’Université de Drexel, aux États-Unis, met en lumière l’acceptation croissante des produits alimentaires fabriqués à partir d’ingrédients que l’on jette habituellement. Ce phénomène pourrait jouer un rôle essentiel dans la lutte contre le gaspillage alimentaire.
Un constat alarmant sur le gaspillage alimentaire
Plus d’un tiers de la production alimentaire mondiale est perdu ou gaspillé. Ce gaspillage n’impacte pas seulement les consommateurs, mais aussi les usines où de nombreux ingrédients sont abandonnés lors du processus de transformation. Des produits qui, bien que comestibles, sont rejetés à cause de leur apparence. Selon le rapport de l’OMS et de l’UNICEF sur la sécurité alimentaire, 815 millions de personnes souffrent de la faim, une réalité qui interpelle quant à la nécessité d’une gestion optimale des ressources alimentaires.
Le terme « recyclé » : une perception favorable
Les chercheurs se sont intéressés à la manière dont les consommateurs réagissent face à ces nouveaux produits en testant l'attrait de différentes étiquettes. Trois catégories ont été présentées : les produits conventionnels, biologiques, et « recyclés ». Les résultats montrent que les consommateurs perçoivent les denrées « recyclées » comme plus bénéfiques pour l’environnement, même s’ils estiment qu’elles sont moins avantageuses que les aliments biologiques.
Étiquettes et bénéfices perçus
Huit étiquettes ont été évaluées par les participants pour déterminer celle qui suscitait le plus d'intérêt. L’étiquette « recyclés » était la plus populaire, suivie par « retraités ». Dans le cadre de cette étude, les consommateurs ont aussi partagé que ces produits apportaient plus de bénéfices pour la société que pour eux-mêmes. Les chercheurs concluent que la commercialisation de produits à partir d'aliments jetés pourrait non seulement aider à nourrir la population, mais aussi à créer des emplois et à réduire l'impact environnemental lié aux ressources gaspillées.







