À l'approche de la rentrée, le secteur de l'alimentaire se prépare à des hausses de prix significatives. Actuellement, la plupart des supermarchés affichent une inflation quasi nulle (+0,3 % sur un an selon l'Institut d'études de Circana), mais cette apparente tranquillité cache des réalités plus préoccupantes. Des marques comme Cristaline ont déjà demandé une augmentation de 8 % de leurs tarifs aux enseignes, en raison de facteurs tels que le coût du transport et les tensions géopolitiques.
Malgré le calme apparent sur le front des prix – marqué par l'équilibre entre hausses et baisses – l'avenir semble plutôt somber. « Nous avons déjà digéré les 20 % d'inflation alimentaire des mois précédents, et les experts s'attendent à un mois de septembre difficile », avertit un économiste de l'Institut, cité par Le Monde.
Les négociations entre marques et distributeurs, qui reprennent actuellement, vont avoir un impact direct sur les prix en rayon. Bien que le gouvernement n'ait pas officiellement relancé les négociations traditionnelles, il a laissé ouverte la possibilité de discussions, surtout quand cela est justifié. De nombreuses marques ont donc récemment soumis des demandes de nouvelles augmentations qui sont actuellement à l'étude.
Cristaline et les enjeux du transport
L’exemple de Cristaline, qui demande 8 % d'augmentation, illustre bien la situation. « Cela représente seulement un centime par bouteille, mais avec des coûts de transport en hausse, c'est une nécessité », explique un porte-parole de la marque. En effet, un seul camion transporte entre 30 et 35 palettes, soit environ 500 bouteilles par palette, ce qui ajoute une pression financière considérable sur le prix final.
De plus, le coût du PET, le plastique utilisé pour les bouteilles, est lui aussi affecté par des problématiques d'approvisionnement international, notamment en raison de tensions au détroit d'Ormuz. Les prévisions concernant les produits d'hygiène sont également alarmantes, alors que les fournitures scolaires – dont les prix avaient été fixés avant le déclenchement des guerres au Moyen-Orient – devraient rester stables.
Ainsi, les consommateurs peuvent s'attendre à des ajustements de prix importants dans les semaines à venir, et il est essentiel de surveiller ces évolutions pour gérer au mieux son budget alimentaire.







