Les conditions de vie en Iran se détériorent rapidement, marquées par une répression systématique contre les manifestants. Au cours des derniers mois, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a rapporté qu'au moins 40 personnes, dont 18 manifestants, ont été exécutées pour des raisons qu'il qualifie de « sécurité nationale ».
Lors d'une intervention devant le Conseil des droits de l'homme à Genève, Türk a précisé : « Les autorités intensifient leur répression brutale, procédant à des milliers d'arrestations et renforçant les restrictions sur l'espace civique. » Sa déclaration reflète une inquiétude croissante face à la violence croissante des autorités iraniennes, où la ligne entre sécurité nationale et droits humains semble de plus en plus floue.
« Je compatis profondément avec le peuple iranien, pris entre la guerre et une répression cruelle », a poursuivi Türk, en faisant référence à la brutalité qui a coûté la vie à des milliers de personnes lors des manifestations de janvier dernier. Selon Amnesty International, l'Iran serait le pays qui applique le plus souvent la peine de mort, rivalisant avec des nations comme la Chine.
Des ONG, telles qu'Iran Human Rights et Ensemble contre la peine de mort, ont révélé que le pays a connu un nombre record d'exécutions, atteignant au moins 1.639 cas en 2025, le plus élevé depuis 1989. Cette évolution alarmante soulève des questions sur le respect des droits humains et l'avenir des libertés civiques en Iran.
Les opinions d'experts attirent l'attention sur la nécessité d'une réponse internationale face à la répression croissante, afin de protéger les droits des citoyens et d'encourager des réformes au sein du régime iranien.







