Quatre hommes étaient jugés, depuis le lundi 8 juin, par la cour criminelle du Loiret pour leur rôle dans un réseau disposant de 930 000 fichiers pédopornographiques et de 120 victimes. Le verdict a été rendu le jeudi 11 juin 2026.
Le tribunal a prononcé des peines de six à seize ans de prison pour ces quatre accusés, membres d'un réseau pédocriminel en ligne notoire. Parmi eux, trois ont également été reconnus coupables de viols sur mineurs. Les enquêteurs ont découvert une masse alarmante de 930 000 fichiers pédopornographiques, révélant une réalité terrible sur 120 victimes impliquées. Les participants au procès, âgés de 37 à 64 ans, ont comparu devant la cour depuis le début de la semaine.
Avant le jugement, des peines allant jusqu'à vingt ans avaient été requises. L'avocat général, Nathanaël Bénet, a décrit cette affaire comme un révélateur des actions pédophiles tant en France qu'à l'étranger, qualifiant ces actes d'"abominables" et de "monstruosités". Il a souligné que derrière chaque image et chaque vidéo se cachait une victime dont la vie serait bouleversée à jamais.
Une enquête sur les messageries chiffrées
Le démantèlement de ce réseau a été rendu possible grâce à une enquête débutée en 2022, menée par les gendarmes qui s'étaient infiltrés dans des messageries comme ICQ, Snapchat, et Telegram, où ces contenus étaient échangés. La section de recherches d'Orléans a établi que ces groupes, bien qu'organisés, n'avaient pas de hiérarchie stricte, mais étaient dirigés par des administrateurs et des membres actifs qui échangeaient en masse des fichiers.
Parallèlement, des autorités australiennes ont mis au jour, sur le darkweb, une vidéo de viol d'enfant en français, ce qui a entraîné l'alerte de l'Office français de lutte contre les violences faites aux mineurs (Ofmin).







