Vingt-deux pays, dont la France, les États-Unis, l'Australie et plusieurs nations européennes, viennent de lancer un appel commun à l'Iran, lui demandant de renoncer aux attaques contre des ressortissants sur leurs territoires. Ce communiqué, publié jeudi, dénonce les agressions orchestrées par des entités liées à Téhéran, notamment le groupe Hayi ayant revendiqué des attaques ciblant des communautés juives.
Selon le texte, ces pays condamnent fermement les agressions, tant en Europe qu'en Amérique du Nord et en Australie, visant des dissidents iraniens, des journalistes ou encore des membres de la communauté juive. Dans leurs propres mots, « la République islamique d'Iran doit cesser ces actes immédiatement », a insisté le ministère français des Affaires étrangères.
La coalition, qui réunit des pays tels que l'Allemagne, la Belgique et le Canada, a également dénoncé « les tentatives de meurtre et autres actions néfastes menées en dehors des frontières iraniennes par le Corps des gardiens de la révolution islamique et d'autres services de renseignement ». Cette déclaration met en lumière l'escalade des menaces et violences à l'encontre des communautés visées.
Récemment, le groupe Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya (Hayi) a été à l'origine de plusieurs actions violentes, avouant avoir mené une attaque au couteau à Londres contre deux hommes juifs en avril dernier, ainsi qu'un incendie dévastateur touchant quatre ambulances à proximité d'une synagogue. En Belgique et aux Pays-Bas, des vidéos publiées par ce groupe témoignent de plusieurs actions similaires ciblant les communautés juives.
En France, le Parquet national antiterroriste enquête activement sur l'implication présumée de groupes pro-iraniens dans un projet d'attentat avorté visant le siège parisien de Bank of America. Cette enquête souligne l'urgence d'une réponse collective face à la menace persistante que représentent ces actes de violence.







