Ce jeudi 11 juin, Donald Trump a renouvelé ses menaces à l'encontre de l'Iran, déclarant vouloir frapper "très fort" et s'emparer de ses installations pétrolières. "Les États-Unis vont attaquer l'Iran (...) très fort ce soir", a posté le président sur sa plateforme Truth Social, précisant son objectif sur l'île de Kharg, un site stratégique pour l'Iran qui gère 90% de ses exportations pétrolières, selon des experts de JP Morgan.
Trump a également décrit l'opération en des termes qui rappellent l'intervention américaine au Venezuela, où les autorités américaines ont pris le contrôle du secteur pétrolier après la capture de l'ancien président Nicolas Maduro. "Nous allons prendre le contrôle total de leurs marchés du pétrole et du gaz, tout comme nous l'avons fait avec le Venezuela", a-t-il affirmé.
Bien que Trump ait mentionné la possibilité de devoir frapper des cibles civiles comme des ponts et des centrales électriques, il a exprimé sa réticence à le faire, déclarant qu'il ne voulait pas causer de souffrance aux populations. "Préférerais ne pas toucher aux infrastructures civiles, car ça fait souffrir", a-t-il ajouté lors d'un entretien avec un journaliste de Fox News.
Pourtant, des experts comme Jean-Pierre Lacroix, ancien diplomate, estiment que cette escalade militaire pourrait engendrer de graves conséquences géopolitiques. "Le risque de déstabilisation au Moyen-Orient est croissant. Une intervention américaine peut radicaliser encore plus la réponse de Téhéran", a-t-il déclaré à France 24.
Les tensions entre les deux pays avaient déjà atteint un point culminant avec des frappes réciproques lors des dernières semaines. Les États-Unis avaient,mi-mars, été accusés d'avoir mené des opérations militaires d'une ampleur inédite, détruisant ce que Trump décrit comme "toutes les cibles militaires sur place"







