En mars 2026, la procureure avait requis quatre ans de prison avec sursis contre Christophe Ellul, ainsi que l’euthanasie de son pitbull Curtis. Le tribunal a suivi ces réquisitions, jeudi 11 juin 2026.
Christophe Ellul a été condamné, jeudi 11 juin 2026, à quatre ans de prison avec sursis pour homicide involontaire suite à la mort de sa compagne Élisa Pilarski, tragiquement perdue en 2019 par des morsures attribuées à Curtis, son pitbull. De plus, le tribunal a ordonné d’euthanasier le chien. Les juges ont souligné que Christophe Ellul, âgé de 51 ans, portait la responsabilité d’avoir conditionné Curtis à l’attaque, rendant ce dernier, enfermé dans un chenil depuis les faits, « hors de contrôle ». Ces éléments ont amené le tribunal à adopter les réquisitions du parquet formulées lors du procès en mars dernier.
Le 16 novembre 2019, Christophe Ellul avait laissé sa compagne, âgée de 29 ans et enceinte de six mois, promener seule Curtis alors que le chien représentait un danger, selon l’instruction. Élisa Pilarski a été retrouvée morte ce jour-là dans une forêt de l’Aisne, avec de nombreuses morsures canines sur son corps.
Circonstances aggravantes écartées
Les investigations ont révélé que Curtis est un American pitbull terrier importé illégalement en France, car non déclaré auprès des autorités. Christophe Ellul faisait également face à des accusations d’un dressage « au mordant », une pratique prohibée dans l’Hexagone.
En mars 2026, la procureure Laureydane Ortuno avait recommandé d’ignorer les circonstances aggravantes, affirmant qu’il convenait de « prendre en compte l'ancienneté des faits », l’absence de casier judiciaire de Christophe Ellul, ainsi que son statut d’« inséré socialement ». Elle a souligné que ce dernier avait été « profondément affecté » par le décès d’Élisa Pilarski, ce qui l'avait amenée à ne pas requérir de prison ferme, alors qu'il aurait pu encourir jusqu'à dix ans de réclusion si ces circonstances avaient été prises en compte.







