Après 41 années à travailler au-dessus des trains, à entretenir les lignes électriques, Jean-Philippe savoure une retraite bien méritée.
Sa pension de retraite est le reflet d'un parcours professionnel unique; il est important de noter que chaque cheminot peut bénéficier d'une retraite personnalisée selon sa carrière.
Une retraite accessible dès 55 ans mais consécutive à 41 ans de service
Jean-Philippe aurait pu partir en retraite dès 55 ans et 4 mois, conformément au régime spécial de la SNCF. Toutefois, sans avoir rempli les 166 trimestres requis pour son année de naissance, cela aurait entraîné une décote sur sa pension.
Il a donc choisi de continuer à travailler. À presque 60 ans, il a atteint le quota nécessaire pour partir sans pénalité, mais a attendu quelques mois supplémentaires pour valider son grade. Il a finalement pris sa retraite à 60 ans et 3 mois, ce qui lui a permis d’obtenir une surcote de 2,5 % pour les deux trimestres supplémentaires travaillés.
Une pension calculée sur les six derniers mois
Tout comme les agents du service public, la retraite de Jean-Philippe est établie sur base de ses revenus des six derniers mois de travail. Toutefois, contrairement aux fonctionnaires, il a bénéficié de plusieurs primes qui ont considérablement augmenté sa pension. En conséquence, il ne sollicite pas de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique, car cette dernière exclut les primes.
Les cheminots ayant rempli leurs trimestres, tels que Jean-Philippe, reçoivent une pension équivalente à 75 % de leur dernière rémunération.
Une réduction de revenus de 500 euros par mois
Au moment de son départ, le salaire indiciaire de Jean-Philippe s'élevait à 2 600 euros. Ajoutées à cela diverses primes et indemnités pour augmenter son revenu. Par exemple, il bénéficiait de 15 euros par repas pour les trajets au-delà de 3 km du réfectoire, ainsi qu’un bonus annuel d’exploitation de 135 euros. Ses week-ends et nuits de travail étaient également rémunérés, mais avec un supplément modeste.
Globalement, Jean-Philippe gagnait entre 3 500 et 3 700 euros brut par mois. Aujourd'hui, avec une pension de 2 500 euros nets avant impôts, il constate une diminution de 500 euros de ses revenus. Néanmoins, il est heureux de cette nouvelle étape de sa vie. Bien qu’un examen pour un poste de bureau ait été une option, il préfère le travail de terrain. Il se remémore l’évolution de la SNCF, où il a débuté en tant qu'entreprise publique au service des usagers, et se dit soulagé de la liberté qu’apporte la retraite. De plus, il conserve un avantage pratique: il ne paie que les réservations pour ses trajets en train.







