Poursuivant la préparation de la Coupe du monde qui débutera le 11 juin, l'arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan a été empêché d'entrer sur le sol américain, provoquant l'indignation de nombreux acteurs du football.
D'après un responsable du ministère somalien de la Jeunesse et des Sports, Omar, qui se rendait aux États-Unis pour officié, a été refoulé à la douane, bien qu'il ait en sa possession un visa valide. Ciise Aden Abshir, conseiller au ministère, a exprimé son inquiétude face à cette décision injustifiée.
La situation d'Omar n'est pas sans rappeler l'administration de Donald Trump, qui a imposé des restrictions de voyage à plusieurs pays, dont la Somalie, qualifiée par l'ancien président de "pays pourri." Ce contexte politique soulève des interrogations sur la façon dont ces décisions peuvent affecter l'accès de sportives aux événements internationaux.
Malgré ces obstacles, Omar Abdulkadir Artan est reconnu comme l'un des arbitres les plus respectés d'Afrique. Son exclusion a été décrite par M. Abshir comme une atteinte non seulement à sa carrière, mais aussi aux valeurs fondamentales du sport, telles que l'équité, le mérite et le fair-play.
Omar, âgé de 34 ans, devait marquer l'histoire en devenant le premier arbitre somalien à officié dans une phase finale de Coupe du monde. La communauté du football a exprimé son soutien, appelant à la solidarité pour surmonter cette épreuve. Hassan Sheikh Mohamud, président de la Somalie, avait précédemment salué ses efforts et son rôle inspirant pour les jeunes Somaliens.
Artan possède le statut FIFA depuis 2018 et a été nommé meilleur arbitre de l'année par la Confédération africaine de football en 2025. Ce refus d'entrée injustifié remet en question la période actuelle concernant l'ouverture et la fermeture des frontières pour les sportifs venus de pays historiquement marginés.







