Ce lundi 8 juin, devant le palais de justice de Tours, près de 500 personnes se sont rassemblées pour appeler à une meilleure protection judiciaire des enfants victimes, suite à la mort tragique de Lyhanna, âgée de 11 ans. Cet événement a été organisé par le collectif enfantiste 37, qui dénonce l'inaction des autorités face aux plaintes et signalements déjà enregistrés contre le principal suspect, non entendu par la justice.
La foule, composée de familles et d’amis, a partagé une profonde colère et indignation. Caroline, représentante du collectif, a ouvert le rassemblement en dénonçant la non-prise en compte des témoignages des enfants victimes. Les participants ont ensuite observé une minute de silence, une émotion palpable dans l'air. Céline, une mère de famille, a exprimé sa douleur : "Ça aurait pu être l'une de mes filles à la place de Lyhanna. Je me mets à la place de ses parents, je les plains".
Les discours au micro ont souvent été interrompus par des sifflets lorsque certains prenaient un tournant politique. Isabelle, qui a vécu des agressions durant son enfance, s'est effondrée en déclarant : "Les pédocriminels sont toujours dehors. Les enfants ne sont pas écoutés. C'est insupportable !" Son mari, Stéphane, a ajouté : "La justice n'existe plus. On attend un drame pour se bouger."
Marina a également partagé son indignation : "On attend un drame pour se bouger", tandis que Sylvain a évoqué le manque de moyens au sein du système judiciaire. "Il y a un problème de moyens pour la justice et les travailleurs sociaux", a-t-il déclaré, critiquant l'avis du président Macron qui affirme le contraire.
Un sentiment d'urgence plane au-dessus des discussions. Marjorie a ainsi dénoncé le cynisme du gouvernement face à cette tragédie : "Je suis scandalisée. On nous parle de réarmement démographique, mais ce qu'il nous faut, c'est une armée juridique !" Elle a réclamé des changements immédiats pour que des drames comme celui de Lyhanna ne se reproduisent plus.
Malgré la souffrance ressentie, cet événement vise à transformer cette douleur en action. Les participants ont uni leurs voix pour réclamer une réforme de la justice, une plus grande protection, et assurent que "la parole des enfants doit être entendue".







