Une vidéo récemment publiée illustre la détention troublante de militants de la Flottille pour Gaza, montrant des individus agenouillés et les mains liées après leur interception en mer par les forces israéliennes.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré le 29 mai avoir saisi la justice française concernant les mauvais traitements subis par ces militants, qui incluent notamment des violences physiques et sexuelles. "J'ai décidé de saisir la procureure de la République en vertu de l'article 40 du code de procédure pénale", a-t-il précisé sur France Inter.
Ce signalement repose sur un rapport fourni par le consul général français en Turquie, évoquant des abus tels que des expositions au froid, des coups et des humiliations répétées. "Ces faits sont susceptibles de qualification pénale", a-t-il souligné, activant ainsi des procédures judiciaires pour enquêter sur ces agissements.
Un ministre israélien interdit de territoire français
Suite à la diffusion de cette vidéo, Jean-Noël Barrot a également annoncé l'interdiction d'accès au territoire français pour Itamar Ben Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale. Ce dernier est impliqué dans l'arrestation controversée des militants de la Flottille.
Peu avant ces annonces, les avocates des membres français de la Flottille avaient exprimé leur défiance envers le gouvernement français, qualifiant le traitement réservé à ce dossier de "simulacre de condamnation". Elles ont exprimé leur refus de rencontrer le ministre pour discuter des violences subies.
Les avocates envisagent aussi de porter plainte pour dénoncer les humiliations et actes violents auxquels les membres de la Flottille ont été soumis, parmi lesquels figurent viols et torture, soulignant l'urgence d'une réponse judiciaire efficace.







