Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, s’est exprimé sur BFMTV à propos de la surtaxation potentielle de TotalEnergies en raison de ses profits au détriment des consommateurs, tout en insistant sur le fait que cela ne constitue pas une solution unique.
Alors que TotalEnergies a récemment pris l’initiative de plafonner ses prix à la pompe, le ministre a scrutiné les importantes marges que dégage l’entreprise dans le contexte actuel de conflit au Moyen-Orient. Selon lui, ce plafonnement témoigne de l’engagement de l'entreprise : «Ils font leur part de boulot», a-t-il déclaré, affirmant que «Total va gagner de l’argent, c’est indéniable. Qu’ils restituent une partie de ces bénéfices par le biais du plafonnement des marges, c’est bienvenu»
Interrogé sur la possibilité d’une surtaxation de ses profits, Lescure a affirmé : «Je ne m’y opposerai pas», tout en se gardant de faire des promesses sans avoir d'augmentation d'impôts à son agenda. Néanmoins, il a aussi souligné que la surtaxation ne doit pas être vue comme une «solution miracle».
Lescure a également exprimé son souhait que chacun prenne ses responsabilités. Il a critiqué l'approche de Michel-Édouard Leclerc, qui a mis en avant les difficultés économiques actuelles. Il a commenté : «Je préfère le Michel Édouard-Leclerc qui annonce 10.000 bornes de recharge de voitures électriques que le Michel-Édouard Leclerc statisticien économiste».
«On résiste»
Le ministre a rappelé que l’objectif du gouvernement est de «passer sous la barre des 5 %» de déficit l’année prochaine, avec la volonté d'atteindre «sous les 3 % d’ici 2030». Il a réfuté les jugements pessimistes de Leclerc sur l'économie, arguant que la situation n’est pas aussi désastreuse qu’annoncé. Leclerc avait exprimé des inquiétudes quant à un éventuel taux d'inflation de 3 à 4 % dès juillet en raison du conflit en cours. «Il n’est pas dans le bon pays», a-t-il indiqué, en réponse à des propos jugés alarmistes.
Concernant l'inflation, Lescure a soutenu que «nous résistons», en indiquant qu'elle est actuellement à 2,2 % en France, contre 3 % en Europe et 3,5 % en Espagne. D'ailleurs, il a mis en avant la création d'1,2 million d’entreprises en un an, affirmant que «nous n'avons jamais créé autant».







