En dépit d’un cessez-le-feu en vigueur, les frappes israéliennes se poursuivent dans le Sud-Liban. Des villes et villages, frôlant l’anéantissement, deviennent des témoins des destructions massives.
Nabatieh, une ville du Sud-Liban, subit quotidiennement des bombardements depuis l’instauration de la trêve le 17 avril dernier. L'armée israélienne, selon ses déclarations, cible les infrastructures du Hezbollah, le groupe chiite soutenu par l'Iran, qui reste une menace pour le nord d’Israël. Cependant, des images récentes soulignent que la majorité des impacts touche des structures civiles.
Beyrouth, où se trouve le siège du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), scrute la situation avec attentisme. Chadi Abdallah, Secrétaire général du CNRS, rapporte : “Les bombardements continuent de ravager des villages du Sud-Liban, et ce, même durant la trêve. Ils n’ont pas attendu la guerre pour frapper.”
Plus de 50 000 bâtiments réduits à néant
Les frappes arabes se sont intensifiées, notamment sur le village de Bint Jbeil, touché le 13 avril. Imad, un résident de la région, témoigne : “Tout a brûlé dans mon village. Les maisons, mais aussi les infrastructures essentielles. Nous sommes coupés de l'eau courante, de l'électricité. Il ne reste plus rien.”
Dans un autre témoignage bouleversant, Hala, une déplacée originaire de Yaroun, a regroupé ses affaires pour fuir à Beyrouth. “La guerre a tout anéanti. J'ai laissé là-bas mon enfance, mes souvenirs, la paix des jours passés,” confie-t-elle, le regard chargé d'émotions.
À l’approche d’une intensification des opérations israéliennes, les autorités libanaises ont déjà enregistré plus de 50 000 bâtiments détruits depuis le début des hostilités, entraînant l’exil de plus d'un million de citoyens, dont beaucoup sont en quête d’un refuge.







