Coincée dans un train à l'arrêt près de Montanay (Rhône), une femme de 41 ans a été condamnée à une amende de 200 euros pour avoir ouvert une issue de secours, suite à des conditions jugées intolérables.
Coralie, une Stéphanoise de 41 ans, a été confrontée à une situation d'urgence dans un TGV Ouigo reliant Paris à Nice, qui était à l'arrêt pendant plusieurs heures à cause d'une panne électrique. Les températures élevées de ces derniers jours en France rendaient le voyage insupportable. "C'était un véritable enfer", raconte-t-elle. "Les passagers commençaient à faire des malaises, à hyperventiler." Face à la détresse d'une voisine, qui avait des difficultés à respirer, Coralie a pris la décision d'ouvrir l'issue de secours.
Malgré son bon sens face à cette situation critique, elle a été mise en garde par trois contrôleurs, lui reprochant un "usage abusif du dispositif d’arrêt". "Ils m'ont très mal parlé, me disant des choses horribles", confie-t-elle au Progrès, après que les contrôleurs aient refermé la porte, puis l'aient rouverte quelques minutes plus tard, réalisant l'insoutenabilité de la situation.
Ce cas soulève des questions sur la responsabilité des compagnies de transport en commun lors de situations extrêmes. Le retour à des normes de confort est essentiel pour garantir la sécurité et le bien-être des passagers, surtout pendant des pics de chaleur. En effet, deux TGV Paris-Nice ont été immobilisés pendant plusieurs heures, entraînant des retards sur toute la ligne, rapportent les informations de la SNCF.







