Le terminal pétrolier de Novorossiïsk, crucial pour l'exportation des hydrocarbures de la Russie, a subi des dommages suite à une attaque ukrainienne par drones, révélée ce week-end par le maire de la ville, Andreï Kravtchenko.
Ce dernier a rapporté sur Telegram : «Des débris de drones ont déclenché un incendie dans le dépôt, touchant plusieurs bâtiments techniques et administratifs. Des fragments de drones se sont également retrouvés sur le site». L’incident a blessé deux personnes, et les équipes de secours sont mobilisées pour gérer la situation.
Le terminal de Novorossiïsk joue un rôle clé dans le réseau d'oléoducs acheminant le pétrole des champs russes et de la mer Caspienne. Cette attaque s'inscrit dans le cadre des ripostes de l'Ukraine aux bombardements russes incessants depuis plus de quatre ans, visant principalement des infrastructures militaires et énergétiques, afin de perturber le financement de l'effort de guerre de Moscou.
Selon le ministère russe de la Défense, 348 drones ukrainiens ont été abattus lors de la nuit de vendredi à samedi, y compris dans la région de Moscou. Les frappes de drones de part et d'autre du front se sont intensifiées, avec des capacités désormais permettant à chaque camp de lancer des offensives nocturnes massives.
Vendredi, les autorités russes avaient également rapporté qu'une frappe de drones ukrainiens sur un lycée en région de Lougansk avait causé la mort d’au moins six personnes, avec 15 disparus. Ce week-end, une des attaques ukrainiennes les plus significatives depuis le début du conflit, mobilisant environ 600 drones, a fait quatre victimes en Russie, survenant seulement trois jours après une offensive russe ayant causé une vingtaine de morts à Kiev. Ces événements soulignent la montée des tensions et la gravité des affrontements entre les deux nations, selon les analyses de France 24.







