Une étude novatrice conduite par l'Ined et l'Insee révèle qu’en France, un tiers des personnes âgées de 18 à 59 ans sont immigrées, enfants ou petits-enfants d’immigrés. Cette enquête, intitulée "Trajectoires et Origines 2", a été réalisée entre 2019 et 2021 sur un échantillon de plus de 27 000 participants et met en exergue une société de plus en plus diversifiée, marquée par une intégration linguistique et culturelle significative, tout en faisant état de discriminations persistantes.
La recherche indique que 13 % de la population est composée d'immigrés, 11 % d'enfants d’immigrés et 10 % de petits-enfants d’immigrés. En intégrant les partenaires d’immigrés, ce chiffre grimpe à 41 %. Pour les chercheurs de l’Ined, cette réalité met en lumière l’idée que l’immigration ne peut plus être considérée comme un phénomène marginal ; elle traverse les générations et influence nos territoires.
Un autre point essentiel soulevé par l'étude est l'augmentation des unions mixtes : 39 % des immigrés choisissent un partenaire d’une autre origine, une tendance qui monte à 59 % chez les enfants d'immigrés. Selon France 24, cette dynamique illustre une évolution significative des perspectives culturelles au sein de la société française.
Le français très présent dans les familles immigrées
Sur le plan linguistique, une convergence notable se dessine au fil des générations. 86 % des descendants d'immigrés parlent français, souvent en complément d'une langue familiale. Cette assimilation linguistique est un signe fort d’intégration, comme l’a souligné une analyse de Le Monde. Cela prouve que même au sein de familles issues de l'immigration, des pratiques culturelles et linguistiques s’adaptent aux normes de la population majoritaire.







