Julia et Roland Seitre, deux des cinq Français actifs sur le MV Hondius, ont partagé mercredi 7 mai leur quotidien relativement "normal" en dépit d'une alerte sanitaire causée par un rare foyer d'hantavirus, ayant entraîné la mort de trois passagers depuis le 11 avril.
"Nous sommes en sécurité et suivons les recommandations, tout en gardant notre calme", ont déclaré le couple dans un communiqué envoyé à l'AFP.
La vie à bord : respect des consignes
Les recommandations pour les passagers sont claires : "Nous prêtons attention aux distances à respecter. Nous sommes encouragés à rester dans nos cabines autant que possible, tout en évitant les grands rassemblements. Nous jouissons cependant de la liberté de circuler sur les ponts extérieurs où le port du masque peut être temporairement retiré", ont-ils expliqué.
Julia et Roland soulignent que les repas sont pris en groupe, tout en respectant les mesures de distanciation. "Ce n'est ni une croisière de luxe, ni une croisière traditionnelle. Les passagers sont pour la plupart des passionnés d'ornithologie ou d'histoire, cherchant à explorer des zones reculées", précisent-ils.
Un suivi attentif
Les membres du couple, qui possèdent une formation vétérinaire et une expérience de journalistes, sont en contact régulier avec une cellule de crise dédiée du ministère des Affaires étrangères. Cette dernière a assuré la communication avec tous les Français présents à bord et mis à leur disposition des lignes d'urgence.
Au milieu des incertitudes, l'équipage du MV Hondius travaille en étroite collaboration avec l'OMS et les professionnels de santé, qui ont récemment monté à bord pour superviser la situation et préparer une éventuelle évacuation des passagers attendue pour la semaine prochaine à Tenerife.
"Tout le monde se mobilise dans le calme, et nous sommes confiants dans la gestion de la situation", insistent Julia et Roland.
Ils insistent sur le fait que la maladie n'est pas très contagieuse et écartent la notion d'épidémie, parlant plutôt d'un "cluster" isolé. Ils ajoutent que cette maladie est généralement transmise par des rongeurs, mais que le variant observé présente des spécificités rares.
Dans un contexte incertain, le couple rappelle l'importance de la transparence de la communication et appelle à une approche calme en rapportant des informations précises et sans exagération.







