Ce mardi 5 mai, Orléans s'apprête à vivre une journée de mobilisation organisée par la CGT du Loiret. Les manifestants s'élèveront contre la hausse incessante des prix à la pompe, qui impacte durement les salariés. Certains, comme le chauffeur routier Patrick, atteignent des sommes faramineuses pour alimenter leur véhicule, allant jusqu'à 250 euros par mois. "On a l'impression d'être pris pour des vaches à lait", confie-t-il à RTL.
La tension grimpe au sein de la zone d'activités "pôle 45", où des salariés, dans l'incertitude, comparent leur situation à un piège : aller travailler devient une nécessité coûteuse. Bruno, réparateur de voitures, illustre ce sentiment en déclarant : "Je suis prisonnier. Les transports sont similaires, il n'y a pas d'issue".
« Il faut mettre la pression »
Une ample colère est palpable chez Jimmy, déménageur, qui lutte pour maintenir ses finances à flot. "Sur un plein, je dépense entre 30 et 50 euros de plus. Si nous ne réagissons pas, nous allons sombrer", alerte-t-il. Tout au long de son trajet vers le centre-ville, il constate des prix variant entre 1,90 euro et 2,50 euros le litre. La CGT du Loiret, quant à elle, se mobilise pour répondre aux préoccupations croissantes de ses membres, comme l'affirme Pascal Sudre, secrétaire général de la CGT Loiret.
"Il est impératif d’exprimer notre mécontentement. Plusieurs d'entre eux se voient obligés de prendre des jours de congé parce qu'ils ne peuvent pas faire le plein d'essence", a-t-il souligné.
Un geste de solidarité : 600 euros de prime
Face à cette situation alarmante, certaines entreprises prennent des mesures. Par exemple, Broussaud Textiles, près de Limoges, a introduit une prime de 600 euros pour ses employés. "Nous devons soutenir nos salariés en temps de crise. Les augmentations des produits du quotidien risquent d'alourdir leurs charges financières", explique Alexandra Broussard, directrice générale de l'entreprise. Toutefois, ce geste représente un coût significatif pour l'entreprise, atteignant au total 68 000 euros dans un contexte économique précaire.







