En visite d’État à Erevan le lundi 4 mai, Emmanuel Macron a salué l’Arménie pour son choix de se rapprocher de l’Europe et l'accord de paix signé avec l’Azerbaïdjan. Le président français considère ces décisions comme la seule voie « raisonnable » pour que l'Arménie obtienne une autonomie face à l'influence russe.
Lors de son allocution devant la communauté française, Emmanuel Macron a exprimé : « On s’était un peu habitué pendant des décennies à ce que l’Arménie soit un satellite de la Russie ». Il a souligné que la nation caucasienne a fait le choix courageux de se libérer de cet enfermement et de se tourner vers l’Europe, ajoutant : « On ne peut pas faire comme si ça n’existait pas ».
Macron a également fait référence à la Révolution de velours de 2018, qui a vu de nouveaux dirigeants prendre le contrôle. « Il y a eu des choix courageux qui ont été faits pour clarifier cette relation », a-t-il noté. La réunion de la Communauté politique européenne (CPE), accueillant plus de 40 dirigeants, montre un changement significatif, a-t-il indiqué, faisant remarquer que « cela ne se serait jamais produit si les dirigeants arméniens étaient encore sous l'emprise de la Russie ».
Un pragmatisme géopolitique assumé
Macron a mentionné que « l’Arménie a fait un choix pour la paix, un choix contraint », se référant à l’accord de paix établi avec l’Azerbaïdjan après des conflits violents. Il a ajouté : « Cette Arménie du XXIe siècle, si elle souhaite se construire indépendamment de la Russie, a fait le choix raisonnable ».
Il a également souligné la tenue d'un sommet UE-Arménie à Erevan, qui améliorera la « connectivité » de l'Arménie et aidera à la sécurité des frontières. Macron a insisté sur le fait que « l’Europe doit s’engager pour assurer des frontières plus indépendantes pour ce pays », alors que des milliers de soldats russes demeurent sur le territoire arménien.
L’Europe au service de la souveraineté
Le président français a martelé : « L’Europe doit s’engager au service de la souveraineté arménienne et du choix fait en faveur de l’indépendance ». Il a également rappelé le soutien incessant de la France à l’Arménie dans son conflit avec l’Azerbaïdjan. « Il vaut mieux, dans le contexte géopolitique, ne pas trop avoir besoin de la Russie », a-t-il déclaré.
À noter que l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont signé en août 2025 un accord à Washington pour mettre un terme à leur conflit territorial, rappelant des tensions historiques qui ont secoué la région durant des décennies. Ce contexte souligne l'importance des partenariats européens pour l'avenir de l’Arménie.







