Dans une tragédie survenue lundi après-midi dans le centre-ville de Leipzig, deux personnes ont perdu la vie après qu'un véhicule a percuté des piétons. La police a arrêté le conducteur, un Allemand de 33 ans, pour meurtre, sans pour autant préciser le mobile de cet acte.
Des responsables de la région de la Saxe, dont le ministre de l'Intérieur, ont évoqué la possibilité d'une « Amokfahrt », un terme allemand désignant une course folle motivée par une folie meurtrière. Armin Schuster, le ministre, a déclaré : « Quand on parle d'Amokfahrt, on pense généralement à un acte commis dans un état de rage et de frénésie, souvent lié à une instabilité psychique. Mais il appartient à la police et au parquet de définir les circonstances précises de cet incident. »
Cette catastrophe rappelle le traumatisme que l'Allemagne a subi ces dernières années, notamment avec des attaques à la voiture-bélier, telles que celles sur des marchés de Noël à Berlin en 2016 et à Magdebourg en 2024, ainsi qu'une attaque lors d'une manifestation syndicale à Munich en 2025, qui avaient toutes été perpétrées par des étrangers, alimentant la montée de l'extrême droite dans le pays.
Le maire de Leipzig, Burkhard Jung, a confirmé le bilan poignant de « deux morts », tandis que la police a rapporté que l'agresseur, né en Allemagne, résidait dans la région. L'incident a eu lieu dans une zone piétonne très fréquentée, et les secours ont également déploré au moins deux blessés graves et une vingtaine de blessés légers.
Sur les lieux du drame, un véhicule aux dégâts importants a été retrouvé. La police a ouvert une enquête pour meurtre et tentatives de meurtre, stipulant qu'aucun motif politique n'était soupçonné pour le moment.
L'incident a eu lieu sur une artère principale de la vieille ville, entourée de magasins et de bâtiments historiques, où de nombreux services d'urgence ont été déployés. Depuis l'attaque de Berlin de 2016, les attaques à la voiture-bélier ont été l'une des nombreuses épreuves auxquelles l'Allemagne a dû faire face. En 2024, une autre attaque similaire à Magdebourg avait causé la mort de six personnes, perpétrée par un individu aux motivations islamophobes.
Dans ce contexte, le débat sur l'immigration et la sécurité a pris une ampleur considérable, renforçant la position du parti d'extrême droite, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD). Depuis son accession au pouvoir, le chancelier conservateur Friedrich Merz a révisé la politique d'accueil des migrants et réfugiés, marquant une rupture avec les approches précédentes, en réponse à l'angoisse de la population face à ces événements tragiques.







