L'Ukraine a décidé d'établir une trêve à partir du 6 mai, deux jours avant celle annoncée par Moscou pour commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale, a annoncé lundi le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.
En mémoire de son histoire, la Russie organise chaque année un défilé militaire grandiose sur la place Rouge à Moscou. Cependant, alors que les bombardements s'intensifiaient, l'Ukraine a intensifié ses opérations de drone. L'une de ces attaques a même endommagé un bâtiment résidentiel à Moscou.
Zelensky a déclaré qu'en cas d'agression russe, l'Ukraine riposterait rapidement. "Nous agirons de manière réciproque dès que le cessez-le-feu commencera," a-t-il prévenu. Ce dernier appelle également les responsables russes à prendre des mesures concrètes pour mettre fin aux hostilités. "La paix ne peut attendre les défilés militaires," a-t-il déclaré, soulignant que la fin des conflits est urgente.
"Moscou doit prouver qu'elle est prête pour la paix et non pour des célébrations militaires," a ajouté Andriï Sybiga, ministre ukrainien des Affaires étrangères.
Les tensions sont de plus en plus palpables alors que des opérations militaires se poursuivent des deux côtés. Selon l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), les forces russes ont perdu environ 120 km² de territoire en avril, marquant un tournant difficile pour Moscou.
Les appels de l'Ukraine pour une prolongation de la trêve mettent en lumière son désir de négociations, tandis que Moscou rejette cette option, affirmant qu'elle permettrait à l'Ukraine de renforcer ses défenses.
Les récents événements, notamment des frappes sur Kharkiv et Zaporijja, ainsi que des harcèlements aériens, continuent de exacerber la situation. Le ministère russe de la Défense a promis des représailles en cas de violations du cessez-le-feu.
Les regards du monde se portent maintenant sur ce week-end historique, au cours duquel les deux nations devront naviguer entre glorification du passé et espoir d'un avenir pacifique.







