Face à un bilan humain désastreux de 325 000 soldats, l'état-major russe abandonne les approches de combat traditionnel pour adopter des stratégies plus discrètes. Les assauts massifs d'infanterie, jugés trop coûteux, laissent désormais place à des opérations par petits groupes, visant à contourner la surveillance technologique ukrainienne.
Depuis le début du conflit en Ukraine, l'armée russe s'était initialement concentrée sur des offensives à grande échelle, persuadée qu'une telle approche pourrait submerger les défenses ukrainiennes. Cependant, les résultats ont été décevants. Comme l'indique The Telegraph, les pertes massives ont conduit à une réévaluation de ces tactiques.
De l’assaut massif à l’infiltration discrète
La tactique du "hachoir à viande" est désormais abandonnée. Cette stratégie, qui avait entraîné des avancées territoriales limitées au prix de lourdes pertes, est jugée obsolète. Les commandants russes se tournent vers des regroupements réduits de deux à quatre soldats, permettant d’échapper à la surveillance grâce aux avancées technologiques comme les drones.
Les unités russes espèrent ainsi pouvoir pénétrer plus facilement les zones tenues par les Ukrainiens, compliquant la détection de leurs mouvements sur le terrain.
Une efficacité contestée sur le terrain
Cependant, cette nouvelle approche soulève des doutes quant à son efficacité réelle. Des experts notent que les infiltrations de petits groupes ne suffisent pas à réaliser des percées rapides dans un dispositif de défense solide. Anton Zemlianyi, analyste au Centre ukrainien de sécurité et de coopération stratégiques, souligne que cette tactique entraîne une progression lente, demandant un coût humain élevé pour une avancée kilométrique.
Ainsi, bien que la russie tente d’adapter sa stratégie face à une guerre qui ne se déroule pas comme initialement prévu, les défis sur le terrain demeurent considérables.







