Ce mercredi, le Ministère de la Santé a annoncé une réforme visant à assouplir les procédures de titularisation des médecins formés hors Union européenne, souvent appelés Padhue, qui exercent en France de façon précaire. Le président Emmanuel Macron a récemment exprimé son soutien à cette initiative, soulignant la nécessité d'améliorer les conditions de travail pour ces praticiens souvent qualifiés et dédiés.
L'objectif est de "reconnaître" leur exercice tout en garantissant "la sécurité des soins".
Le gouvernement aspire à faciliter l'accès à la titularisation en ouvrant une concertation avec les ordres professionnels et les représentants des Padhue. Cette volonté a pour but de garantir que les médecins puissent travailler dans des conditions similaires à leurs collègues européens, après parfois de longues années de service dans les hôpitaux français, comme l'indique le cabinet de la ministre Stéphanie Rist.
Évolution des modalités d'accès à la titularisation
Actuellement, les praticiens doivent passer un concours, les Épreuves de Vérification des Connaissances (EVC), suivi d'une formation de consolidation des compétences (PCC) durant deux ans. Le Ministère a l'intention de modifier ce système traditionnel, en remplaçant la logique de concours par une approche plus adaptée aux besoins territoriaux. Ainsi, les Padhue pourraient se voir attribuer des postes en fonction de leur expérience et non de leur classement, ce qui éviterait d'affecter un médecin du sud de la France dans le nord, par exemple.
Le gouvernement souhaite "aller vers une logique d'examen", "en lien" avec l'établissement où le praticien travaille déjà.
Une loi sera nécessaire pour mettre en œuvre ces changements. De plus, il est prévu d'accroître le rôle des chefs de service dans le processus de validation des compétences acquises, afin d'assurer une formation adaptée aux réalités de terrain. Le Ministère entend également s'attaquer aux freins qui empêchent certains médecins d'exercer dans leur spécialité, notamment ceux dont le diplôme ne mentionne pas leur domaine d'expertise. Ces praticiens sont "précieux pour nous, en termes d'accès aux soins," précise le Ministère.







