Le cargo Caffa, récemment arraisonné par les autorités suédoises, est soupçonné de être impliqué dans le transport d'un blé prétendument volé en Ukraine. Selon le parquet national suédois, cette opération a eu lieu le 29 avril, suite à une demande d'enquête d'un État étranger.
Dans son communiqué, le procureur Hakan Larsson a déclaré : "Certaines investigations ont été sollicitées concernant le navire Caffa". Il a décidé de prendre possession du navire afin de déterminer s'il peut être transféré à un autre pays, sans toutefois révéler le nom de cet État. Ce cas s'inscrit dans le cadre de l'utilisation par la Russie de navires, souvent en piteux état et sans assurance adéquate, pour contourner les sanctions internationales.
Un cargo suspect en provenance du Maroc
Le Caffa, mesurant 96 mètres, avait quitté le port de Casablanca (Maroc) le 24 février et se dirigeait vers Saint-Pétersbourg (Russie) lorsqu'il a été intercepté par la police suédoise armée le 6 mars, au large de Trelleborg. Quelques jours après, les garde-côtes avaient arrêté un membre de l'équipage, soupçonné d'"infractions au code maritime et à la loi sur la sécurité des navires", ainsi que d'utilisation de faux documents.
Les investigations sont toujours en cours, et selon Daniel Stenling, chef des opérations des garde-côtes, il y aurait des indications que le navire était utilisé pour transporter du blé volé en Ukraine. Il est important de noter que le Caffa figure sur la liste des sanctions imposées par l'Ukraine et naviguait sous un faux pavillon guinéen. De son côté, l'ambassade de Russie à Stockholm a affirmé que la majorité de l'équipage, soit 10 des 11 membres, était de nationalité russe.
Ce développement met en lumière les tensions persistantes autour du transport maritime lié à la guerre en Ukraine, soulevant des questions sur la responsabilité des États impliqués et la nécessité de renforcer la surveillance internationale.







