Une cour d'appel fédérale a statué le 21 avril que le Texas pouvait obliger les écoles publiques à afficher les Dix commandements. Cette décision, considérée comme une victoire par les partisans de cette loi, remet en lumière la relation entre l'éducation publique et les convictions religieuses.
Adoptée en juin 2025, la loi stipule que ces préceptes doivent être affichés "dans un endroit bien en vue de la classe". Cependant, cette décision n'est pas sans controverse. De nombreuses familles et groupes, dont l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), ont contesté son application, arguant que l'éducation publique n'est pas le lieu pour promouvoir des croyances religieuses.
Une atteinte à la liberté de conscience ?
Plus tôt, un juge fédéral avait ordonné la suppression de ces affichages. Toutefois, la cour d'appel de La Nouvelle-Orléans a jugé que l'obligation d'afficher les Dix commandements ne porte pas atteinte à la liberté de conscience des élèves et que les plaignants n'ont pas suffisamment prouvé que cette loi interférait avec leurs droits religieux. Cette décision pourrait ouvrir la voie à d'autres États désireux d'adopter des lois similaires.
En réaction, l'ACLU a annoncé son intention de contester cette décision devant la Cour suprême, affirmant dans un communiqué : "Cette décision va à l'encontre des principes fondamentaux du Premier amendement. Nous sommes profondément déçus par ce jugement."
Pour sa part, le procureur général du Texas, Ken Paxton, a salué cette décision en affirmant que les Dix commandements jouent un rôle crucial dans l'histoire du pays et que les élèves doivent être exposés à ces valeurs.
Cette loi ne fait pas que susciter des débats autour de la liberté de conscience ; elle soulève également des questions sur l'avenir de l'éducation laïque aux États-Unis. Les écoles publiques texanes, selon des experts tels que le professeur de droit religieux au Texas A&M, pourraient voir des répercussions sur leur mission éducative si des initiatives similaires germent ailleurs.







