Aux États-Unis, des entreprises innovantes offrent aux futurs parents la possibilité de choisir les embryons obtenus par FIV selon des critères génétiques spécifiques tels que la santé, la taille ou même l’intelligence. Cette pratique soulève un débat éthique profond entre avancées médicales et risques d'eugénisme.
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Dax, né récemment en Californie d'une mère porteuse, a été sélectionné pour ses gènes jugés prometteurs. Son père, Arthur Zey, souligne que les analyses prédisaient pour lui une taille de 1,92 m et un QI de 146, ajoutant : "Ce qui m'intéressait le plus, c'était le critère de l'intelligence. Nous voulons minimiser le facteur chance dans la parentalité." Cependant, il reconnaît également que les prévisions ne garantissent pas le succès, insistant sur l'importance de la santé et du bonheur de son enfant.
La nouvelle lubie de la Silicon Valley
La Silicon Valley est à l'origine de cette tendance. Des publicités invitent les parents à choisir le "meilleur" enfant en termes de santé et d’intellect. Des start-ups comme Herasight, basées en Caroline du Nord, ont attiré l'attention avec des méthodes de sélection avancées. Leur laboratoire analyse l'ADN d'embryons en 48 à 72 heures pour établir un score polygénique, qui évalue les risques de maladies ou les traits génétiques.
Cette approche est illégale en France, mais elle trouve un écho favorable aux États-Unis où certains estiment pouvoir contrôler entièrement ce processus. Justin Schleede, directeur de laboratoire, affirme que leur objectif est de garantir des enfants en santé et prometteurs. Toutefois, certains observateurs, dont la bioéthicienne Vardit Ravitsky, s'inquiètent des implications potentielles d'un tel contrôle, évoquant "la pente glissante" vers des modifications génétiques plus étendues.
Un choix controversé
Victoria et Marshall Fritz, bien que ne rencontrant pas de problèmes de fertilité, ont choisi la FIV pour s'assurer d'un enfant "robuste" après analyses, ce qui a nécessité un supplément de 25 000 dollars. Marshall Fritz explique comment chaque embryon a été évalué en fonction de divers risques de santé, tels que le cancer ou le diabète de type 1. Victoria, elle-même diabétique, partage ses réflexions sur la moralité de ces choix : "Peut-être que mes parents ne m'auraient pas choisie si cette technologie avait existé. C'est une question à laquelle je réfléchis souvent."
Une pente glissante
Ces technologies en émergence posent des questions cruciales pour l'avenir. Si ces pratiques se généralisent, la sélection de caractéristiques comme la couleur des yeux ou des cheveux pourrait devenir réalité, suscitant encore plus de dilemnes éthiques. Alors que la science continue d'évoluer, des voix comme celle de Vardit Ravitsky appellent à la prudence, soulignant que des choix conscients et éclairés sont cruciaux pour l'avenir de la bioéthique. *Les informations reprises ici se basent sur des sources variées, notamment des commentaires d'experts de France Télévisions.







