Le président Donald Trump a décidé de prolonger d'une journée l'ultimatum concernant la trêve, laissant planer un climat d'incertitude sur la réunion envisagée à Islamabad entre les représentants américains et iraniens.
Les rues d'Islamabad sont désertes ce matin, les principaux axes de la ville étant barricadés et les commerces fermés, témoignant des préparatifs pour accueillir ces importantes délégations diplomatiques. La rencontre a pour but de relancer les discussions à l'approche de la fin de la période de cessez-le-feu. Cependant, aucune garantie n'est donnée quant à la participation des deux parties. Dans les rues de Téhéran, un sentiment d'optimisme flotte parmi les citoyens. "Il faut que les négociations aient lieu, car l'incertitude actuelle est intenable. Je crois que l'Iran sortira gagnant de cette situation," a déclaré un habitant.
Mais cette vision optimiste contraste avec les préoccupations exprimées par Gholamhossein Mohseni Ejei, le chef du pouvoir judiciaire iranien, qui s'est montré sceptique quant à un éventuel accord. "Les agressions américaines contre nos navires risquent de provoquer des réactions de la part de la République islamique. Ce sont eux qui ont rompu le cessez-le-feu," a-t-il affirmé.
Les États-Unis révisent leurs exigences
Du côté américain, le vice-président J.D. Vance devrait participer aux discussions, après un déplacement similaire il y a dix jours. Les pourparlers sont freinés par des questions sensibles, notamment l’enrichissement de l’uranium à des fins nucléaires. Les États-Unis semblent avoir adouci leurs exigences, n’exigeant plus un abandon total mais un moratoire sur quinze ans. "L’affaiblissement de Trump sur le plan présidentiel vient de sa propre équipe, qui manque d’unité, ainsi que des pays du Golfe qui ressentent directement les conséquences de cette tension," a commenté Marc Lavergne, directeur de recherche au CNRS.
Cette atmosphère de préparation est également marquée par l’arrivée ces dernières heures de plusieurs avions militaires et officiels américains sur un aéroport proche d'Islamabad, ce qui laisse présager une volonté de reprendre les discussions.







