La Russie et la Corée du Nord, historiquement alliées, ont récemment franchi une étape majeure dans leurs relations. Le 21 avril, Moscou a annoncé l'inauguration d'un pont qui servira de première liaison routière entre les deux nations, prévue pour cet été. Cette initiative s'inscrit dans un contexte de renforcement des liens depuis le début de la guerre en Ukraine.
Selon un communiqué du ministère russe des Transports, "une liaison routière directe sera établie pour la première fois entre les deux pays. La circulation devrait débuter cet été". Le poste-frontière de Khassan est également en préparation pour accueillir "300 véhicules et 2 850 personnes par jour", ce qui souligne l'importance stratégique de ce projet.
Actuellement, les deux pays sont connectés par des liaisons aériennes et ferroviaires, mais le rapprochement s'est intensifié depuis le début de l'offensive russe en Ukraine en 2022. Notamment, lors d'une récente visite de Vladimir Poutine en Corée du Nord, un accord de défense a été signé, renforçant la coopération militaire entre les deux nations.
Les experts comme Marc Julienne, chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI), affirment que ce nouvel axe routier pourrait permettre à la Corée du Nord d'intensifier ses échanges avec la Russie, notamment au niveau militaire. "Ce développement pourrait marquer un tournant dans les relations de Pyongyang avec ses voisins, tout en éloignant davantage le régime des presses internationales", souligne-t-il.
De son côté, la Corée du Nord, tout en étant traditionnellement soutenue par la Chine, semble vouloir diversifier ses alliances, notamment en envoyant des troupes et de l'équipement militaire en soutien aux efforts russes. L'attention mondiale se tourne désormais vers les implications géopolitiques de ce rapprochement inattendu.







