La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a confirmé que le corps du militaire français tué samedi au Liban serait rapatrié en France ce dimanche 19 avril 2026.
Le corps du militaire français tué le 18 avril dans le sud du Liban sera transféré en France ce dimanche, selon les déclarations de Maud Bregeon sur BFMTV. « La dépouille du sergent-chef Montorio sera rapatriée aujourd'hui en France », a-t-elle précisé, ajoutant que « en ce qui concerne l'hommage national, aucun détail n'est encore arrêté ».
Florian Montorio, âgé de 40 ans et membre du 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, a été victimes d'une embuscade visant des Casques bleus de la Finul, au cours de laquelle trois autres soldats français ont été blessés. Selon Maud Bregeon, ces derniers « sont toujours à Beyrouth, recevant des soins de qualité, et leur rapatriement pourrait être envisagé prochainement ».
Des doutes sur l'implication du Hezbollah
Concernant l'embuscade survenue à Deir-Kifa, Maud Bregeon a exprimé des « suspicions claires quant à la responsabilité d'un groupe armé, possiblement lié au Hezbollah ». Elle a demandé que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
De son côté, le gouvernement français a reçu des « garanties » de la part des autorités libanaises, qui se sont engagées à agir rapidement pour capturer les responsables. « Nous avons obtenu assurance que la priorité serait donnée à l’arrestation des auteurs de ce crime », a affirmé Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, lors d'une interview à RadioJ.
« Tout laisse à penser que le Hezbollah pourrait être impliqué », a réitéré Jean-Noël Barrot, tout en pointant du doigt la responsabilité de l'Iran. Il a dénoncé « le soutien constant de l'Iran aux milices régionales qui déstabilisent le Moyen-Orient et ciblent les forces françaises ».
Un échange crucial entre Macron et Nawaf Salam
Samedi, Emmanuel Macron avait déclaré que « les preuves semblent indiquer que le Hezbollah est derrière cette attaque », ce que le groupe a formellement démenti par la suite. Le président français a prévu une rencontre mardi avec le Premier ministre libanais Nawaf Salam, qui devrait permettre de faire le point sur l’enquête en cours.
« Cette visite sera l’occasion pour le chef de l’État de rappeler son engagement en faveur du respect du cessez-le-feu au Liban et de promouvoir le soutien de la France à l'intégrité territoriale de ce pays », a précisé la présidence française.
Avec AFP
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