Les hostilités entre la Russie et l'Ukraine ont repris de manière intense suite à l'échec d'une trêve programmée à l'occasion de la Pâque orthodoxe. Cette trêve, décrétée par les deux parties, a donné lieu à des accusations réciproques de violations. En effet, au terme de cette période, l'armée de l'air ukrainienne a rapporté que la Russie avait lancé 98 drones sur son territoire, dont 87 ont été neutralisés. Dans le même temps, le ministère russe de la Défense a déclaré avoir intercepté 33 drones ukrainiens durant la nuit.
Un cessez-le-feu émaillé d'incidents
Durant cette trêve de 32 heures, qui a commencé samedi après-midi, Kiev et Moscou se sont accusés mutuellement de violations multiples. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait indiqué que Kiev répondrait immédiatement à toute infraction, soulignant que « chaque coup serait riposté ». Les deux armées se sont ainsi échangées des frappes d'artillerie et des attaques de drones, touchant même des cibles civiles. Selon des sources rapportées par Sud Ouest, Kiev a enregistré 2 299 violations russes tandis que Moscou en dénombre 1 971 de la part ukrainienne.
Malgré ces tensions, Zelensky a exprimé le souhait d'un prolongement de la trêve, proposition déclinée par le Kremlin, qui conditionne toute cessation des hostilités à des concessions de la part de l'Ukraine. Ces demandes incluent un retrait complet des forces ukrainiennes de la région de Donetsk, un point de discorde majeur que le gouvernement ukrainien considère comme une capitulation.
Des experts militaires soulignent que ces récents développements pourraient fragmenter davantage le paysage géopolitique dans la région, exacerbant les souffrances humaines déjà présentes depuis le début du conflit en février 2022. La dynamique sur le terrain laisse entrevoir une escalade des violences à moins que des négociations constructives ne trouvent un terrain d'entente.







