Le cessez-le-feu pour la Pâque orthodoxe, prévu pour le 11 avril, est rapidement devenu une source de tension. L'Ukraine et la Russie se sont mutuellement accusées d'avoir enfreint cet accord fragile. Ce dimanche, l'état-major ukrainien a affirmé que 2.299 violations avaient déjà été comptabilisées, dont 28 assauts, 479 bombardements d'artillerie et 1.045 frappes de drones d'attaque.
"Il n'y a eu aucune attaque de missile, de bombes aériennes guidées ou de drones de type Shahed", a précisé l'état-major.
Une trêve déjà mise à mal l'année dernière
En réponse, le ministère russe de la Défense a rapporté 1.971 violations de la trêve par les forces ukrainiennes entre le 11 et le 12 avril, selon des informations relayées par l'agence de presse TASS. La trêve, qui devait permettre d'apaiser les tensions durant la période sacrée, semble donc avoir été rapidement contournée par les hostilités des deux côtés. Des experts notent que ce schéma de trêve violée se répète, une situation déjà constatée l'année précédente lors de célébrations similaires.
Les dirigeants des deux camps, tout en affirmant se vouloir de dialogue, semblent piégés dans un cycle de méfiance et d'accusations, rendant le rétablissement d'une paix durable plus difficile que jamais. Comme l'indique Le Monde, la communauté internationale observe ces événements avec une inquiétude croissante, espérant un élan vers la négociation qui semble, pour l'instant, hors de portée.







