C'est un événement sans précédent pour la marque fondée par Elon Musk : le système de conduite autonome supervisée de Tesla a reçu le feu vert des autorités néerlandaises. Le RDW, l'agence chargée de l'homologation des véhicules, a confirmé dans un communiqué sa décision d'autoriser ce système de Conduite entièrement autonome supervisée (FSD supervised), mais à titre provisoire.
Actuellement, ce système optionnel équipe des millions de voitures aux États-Unis. Bien qu'il n'offre pas une vraie autonomie, il doit être utilisé sous l'œil vigilant d'un conducteur, actif à chaque moment, une condition que le RDW a clairement stipulée. Cette décision pourrait avoir des répercussions importantes pour la sécurité routière, selon le régulateur, qui a mené des recherches approfondies pendant plus d'un an et demi.
Vers un déploiement dans d'autres pays européens ?
« Un véhicule avec FSD Supervised n’est pas autonome. C’est un système d’assistance où le conducteur demeure responsable », a précisé l'organisme. Cette homologation ouvre la porte à un possible déploiement dans l'ensemble de l'Union européenne, une perspective que Tesla attend avec impatience. Dans un message posté sur X, le réseau social d'Elon Musk, la division européenne de Tesla a annoncé que le système serait déployé sous peu, tout en mentionnant son ambition d'étendre cette technologie à d'autres pays européens.
Cependant, cette expansion nécessitera plusieurs étapes. Le RDW devra soumettre une demande à la Commission européenne pour que cette homologation soit reconnue dans toute l’UE, ce qui requiert l'accord de plusieurs États membres, explique l'agence néerlandaise.
Cette initiative s'inscrit dans un contexte plus large où de nombreux experts observent les implications de la conduite autonome sur les infrastructures routières et la sécurité. Selon un rapport de l'Institut Européen de la Mobilité, la conduite autonome pourrait réduire de façon significative les accidents causés par des erreurs humaines dans les années à venir.







