Un policier britannique a récemment été sanctionné pour avoir fréquenté une maison close alors qu'il était censé travailler, une situation qui pose une fois de plus la question de la confiance du public envers les forces de l'ordre.
Le 5 mai 2022, alors qu'Imran Patel était de garde entre 10 heures et 20 heures, il a choisi de consulter des sites pour adultes sur son téléphone, selon plusieurs sources médiatiques, y compris The Sun. À 17h53, il a contacté un numéro lié à des publicités pour des 'Brésiliennes sexy'.
Les images de la vidéosurveillance montrent qu'il est entré dans un appartement à 18h06 pour y rester à peine 13 minutes. Bien qu'il ait tenté de défendre son acte en affirmant qu’il cherchait simplement un "massage", il a été rapidement contredit par les preuves recueillies. Patel a affirmé qu'il n'avait jamais eu l'intention de solliciter des services sexuels, une déclaration que le jury a jugée "totalement invraisemblable", estime LeicestershireLive.
Faute professionnelle
Après enquête, le comité disciplinaire a reconnu que cette conduite nuirait gravement à la perception publique de la police. Selon ses membres, le comportement de Patel pourrait "indigner" tant le public que ses collègues policiers.
Que risquerait un policier français dans ce cas ?
En France, un agent de police qui se rend chez une travailleuse du sexe durant son service encourt des sanctions disciplinaires pour manquement à ses devoirs. Le Code de déontologie de la police nationale impose une rigoureuse éthique professionnelle, stipulant que le temps de service doit être utilisé exclusivement à des fins professionnelles.
Outre des mesures disciplinaires pouvant aller jusqu'à la révocation, des poursuites pénales peuvent également être envisagées, notamment depuis l'adoption de la loi du 13 avril 2016, qui pénalise l'achat d'actes sexuels par des contraventions et éventuellement un stage de sensibilisation.







