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Le détroit d’Ormuz, passage vital pour le commerce maritime, est à nouveau au centre des préoccupations internationales. L'Iran envisage d'imposer un péage de 2 millions de dollars par navire, à régler en cryptomonnaie. Cette initiative remet en question la liberté de navigation, provoquant des réactions hostiles à l’échelle mondiale.
Alors que Donald Trump plaide pour la réouverture du détroit d’Ormuz, l’Iran maintient un contrôle strict sur cette voie stratégique. Malgré un cessez-le-feu récent, les tensions demeurent vives autour de ce passage crucial.
Les ambitions de l'Iran dans le détroit d'Ormuz
Durant ces deux semaines de cessez-le-feu, Téhéran prévoit d’instaurer un système de péage destiné à financer la reconstruction des zones touchées par le conflit. Selon le Financial Times, jusqu’à 2 millions de dollars pourraient être exigés des navires, avec des paiements souvent réalisés en cryptomonnaie. L’accès aux navires serait, par ailleurs, soumis à des critères d’origine et d’affinités politiques.
Position des États-Unis
À l'origine, Donald Trump soutenait l'idée d'un péage, envisageant une coentreprise avec Téhéran. Néanmoins, son ton a récemment changé. Il a récemment tweeté : "Ils n'ont pas intérêt à le faire [le péage] !" exprimant son désaccord avec ce projet.
La mise en place technique du péage
Hamid Hosseini, porte-parole de l'Union des exportateurs de pétrole, a révélé que les pétroliers devront notifier les autorités iraniennes par email avant de traverser, avec un paiement en cryptomonnaie à effectuer au préalable. Après cela, l’armée iranienne contrôlerait les navires au passage, une procédure qui pourrait perdurer dans ce contexte de conflit.
Les enjeux juridiques
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a condamné ce projet sur France Inter, affirmant qu'il contrevient à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, qui garantit la liberté de navigation dans les eaux internationales. "Ce droit de passage est un bien commun qui ne peut être entravé", a-t-il insisté.
Les défis à surmonter
La mise en œuvre d'un péage se heurte à des obstacles notables. La marine des Gardiens de la révolution iranienne a averti qu'il pourrait y avoir des mines sur les routes de passage habituelles, obligeant les navires à emprunter des voies plus proches des côtes. Par ailleurs, les frappes israéliennes au Liban risquent également de compromettre l’accès au détroit d'Ormuz, selon des experts sur la scène internationale.







