Dans une tournure surprenante, le célèbre rappeur congolais Gims, de son vrai nom Gandhi Djuna, a été placé sous examinaton pour des allégations de blanchiment d'argent en bande organisée. L'inculpation est survenue le 27 mars, indiquant des conséquences potentielles sur sa carrière déjà bien établie en France.
Selon l'AFP, Gims a été relâché sous contrôle judiciaire après avoir versé un cautionnement dont le montant n'a pas été précisé, mais qui fait partie de l'enquête en cours. Plus tôt dans la semaine, il avait été arrêté à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, à son retour en France, par le service national des douanes judiciaires.
Les investigations pourraient être plus complexes qu'il n'y paraît. Un rapport d'Africa Intelligence évoque un réseau international de blanchiment d'argent impliquant de nombreuses sociétés créées pour frauder la TVA française, selon des sources proches du dossier. Ce réseau est potentiellement lié à cinq anciens trafiquants de drogue ayant changé de domaine pour s'engager dans la criminalité financière.
Le projet immobilier de luxe en ligne de mire
Les enquêteurs se concentrent également sur un projet immobilier de luxe à Marrakech, surnommé Sunset Village Private Residences. Ce développement est présumé être financé par des fonds suspects, ce que Gims a formellement démenti par l'intermédiaire de son équipe, affirmant ne pas avoir eu connaissance de pratiques douteuses.
Les conséquences de cette affaire pourraient être considérables, tant sur le plan légal que sur la réputation du rappeur, qui demeure le plus grand vendeur de disques en France pour l'année 2025. De nombreux experts s'interrogent sur l'impact potentiel sur sa carrière artistique. Le Figaro souligne que l'affaire pourrait révéler des facettes inattendues de la vie de ce créateur influent.







