Le syndicat FO Justice tire la sonnette d'alarme sur un phénomène en nette augmentation : les livraisons par drones dans les cellules du centre pénitentiaire de Riom. Ces appareils permettent l'entrée illégale de téléphones portables, de drogues et d'autres objets prohibés, contribuant à un climat de violence, notamment lors des événements des 24 et 25 janvier derniers.
Dans la nuit du 25 janvier, une attention particulière a été portée sur des allers-retours de drones au-dessus d'une cellule. Lors de la fouille, les surveillants ont découvert trois téléphones portables, environ 500 g de résine de cannabis, diverses poudres, ainsi que 8 g d'herbe et des câbles, selon les déclarations du syndicat FO Justice.
Cette situation a conduit à des incidents violents, entraînant la séparation d'un détenu au quartier disciplinaire. FO Justice ne cesse de dénoncer le manque de moyens matériels pour freiner ce phénomène. "Nous disposons de détecteurs ", souligne Benoît Daudé, représentant syndical au centre. "Cependant, leur efficacité est insuffisante pour contrer ces pratiques".
700 téléphones et 11 kg de drogues saisis dans la prison de Riom en 2025
FO Justice a également évoqué un incident distinct survenu le 25 janvier. Un détenu a mis le feu à ses draps, inondant sa cellule et menaçant les surveillants. Ce comportement, associé aux livraisons par drones, a conduit à l'identification de quatre détenus problématiques, en attente de transferts disciplinaires.
Malgré des interpellations récentes de pilotes de drones dans les environs du centre, la situation ne semble pas s'améliorer. "C'est un puits sans fond", déplore Benoît Daudé. En 2025, environ 700 téléphones et 11 kilos de stupéfiants ont été saisis dans l'établissement, révélant la gravité de la situation selon les dénonciations de FO Justice.







