Lors du procès en appel du Rassemblement national, Louis Aliot a été entendu ce jeudi 22 janvier à Paris. Le maire de Perpignan, en campagne pour conserver son poste, voit son éligibilité mise à l'épreuve.
Au cours de l'audience, qui a duré une heure et demie, il a tenté de prouver que son ancien collaborateur, Laurent Salles, avait bien exercé ses fonctions. Son casier judiciaire a été examiné et a révélé deux condamnations, dont une récente pour usage illicite de l'eau, prononcée en 2024 par le tribunal de Perpignan, avec une amende de 800 euros.
Une amende particulièrement délicate
Le contexte est d'autant plus sensible dans les Pyrénées-Orientales, une région déjà frappée par la sécheresse et soumise à des restrictions sur l'utilisation de l'eau. La présidente du tribunal a affirmé que le jugement était fondé, mais Aliot, surpris, a réagi en disant : "Vous me l'apprenez". Il soutient ne pas avoir été averti de cette amende.
Une question de responsabilité
Cette contravention de 5e classe peut entraîner une amende allant jusqu'à 1 500 euros en cas de non-respect des restrictions, notamment pour le remplissage de piscines ou le lavage de voitures durant les interdictions.
L'avenir du maire en jeu
A sa sortie du tribunal, Louis Aliot a choisi de ne pas faire de commentaires, mais il a plus tard contacté ICI Roussillon pour donner sa version. Il répète qu'il n'est pas propriétaire d'une piscine et insiste sur le fait que cette affaire pourrait concerner des pratiques au sein de la mairie plutôt que des actes personnels. "Je n'étais pas au courant" souligne-t-il, confirmant son incompréhension face à cette sanction.
Cette situation soulève des questions sur la gestion de l'eau dans une région confrontée à la crise climatique, appelant à une réflexion plus large sur les responsabilités en matière de ressources hydriques.







