Chaque mois, la préfecture de Vaucluse semble intensifier sa lutte contre le commerce illégal. La dernière victime est l'épicerie « Le Palma », située sur la rue Henri-Fabre, à Avignon, qui a été fermée administrativement pour une durée de trois mois. Cette décision a été prise en raison de la suspicion de détention et de vente de produits stupéfiants au sein de l'établissement.
Cette fermeture s'inscrit dans un climat de vigilance accrue sur les activités des épiceries, souvent accusées par les autorités de vendre des marchandises illicites ou de participer à des activités de blanchiment d'argent. Un représentant de la préfecture a préciser que malgré les inspections régulières, certaines épiceries passent sous les radars, rendant nécessaire une action plus stricte.
Des experts en sécurité et en sociologie, comme le professeur Jacques Dupont de l'Université d'Avignon, estiment que ces mesures pourraient dampener le commerce local. « Les petites épiceries sont souvent des piliers de la communauté. Cibler ces commerces sans réponses concrètes peut avoir des effets pervers », explique-t-il.
La fermeture administrative, bien que justifiée par les autorités, soulève des interrogations quant à la gestion de la sécurité publique et des impacts économiques sur les commerçants. Selon les données de la France Info, ces fermetures deviennent de plus en plus courantes et peuvent mener à un climat de méfiance dans le secteur.
Alors que le préfet du Vaucluse ne peut imposer une fermeture définitive, les effets sur les commerçants et la clientèle sont d'ores et déjà présents. Reste à voir comment cette épicerie, et d'autres dans sa situation, pourront surmonter ce coup dur et maintenir leur place dans un marché déjà fragile.







