Des rumeurs persistantes sur des possible ingérences américaines apparaissent alors que le procès en appel de Marine Le Pen se déroule. Selon des sources allemandes, l'administration Trump aurait envisagé des sanctions à l'encontre des juges ayant initialement condamné la dirigeante du Rassemblement National (RN). Cette information a suscité une vive réaction du gouvernement français.
La porte-parole de l'exécutif, Maud Bregeon, a affirmé que ces suspicions d'ingérence américaines « ne sont pas avérées », tout en soulignant que la France est demeurée vigilante face à la situation. Elle a précisé que les sources n'étaient pas claires et basées sur des propos rapportés de manière anonyme.
Le RN a réagi en critiquant les déclarations du président du tribunal de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, qui a évoqué ces ingérences au conditionnel. Selon des informations de Le Parisien, les discussions sur d'éventuelles sanctions évoquées par Trump contre des magistrats précautions étaient plutôt considérées comme des spéculations.
Des experts de la justice ont exprimé des inquiétudes quant à la manière dont ces rumeurs pourraient influencer le jugement. En mars dernier, Trump avait lui-même comparé la condamnation de Le Pen à ses propres problèmes judiciaires, affirmant que cela ne devrait pas se produire. Cette analogie enflamme les débats autour des implications politiques que pourrait avoir ce procès.
Alors que le procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires du Front National commence ce mardi, le Rassemblement National dénonce des propos « préjudiciables » qui pourraient être interprétés comme une pression sur le système judiciaire français.
Marine Le Pen, déjà trois fois candidate à l'élection présidentielle, pourrait voir son avenir politique compromis si sa peine d'inéligibilité est confirmée. Elle se prépare donc à défendre sa position avec la perspective d'une candidature en 2027 déjà en ligne de mire.







