Un agent du Louvre, présumé liée à la vaste escroquerie à la billetterie, a été mis en examen mardi pour escroquerie en bande organisée, ainsi que pour corruption active et passive, selon le parquet de Paris. Il a été placé sous contrôle judiciaire.
Dans le cadre de l'enquête entamée le 2 juin 2025, six agents ont été arrêtés lundi en raison de leurs interactions avec les premiers accusés. Cinq de ces agents ont été relâchés sans charges, tandis que le sixième doit faire face à un juge.
Neuf mises en examen en janvier
Neuf individus ont déjà été mis en examen en février dans le cadre de cette enquête sur une escroquerie qui a, jusqu'à présent, coûté au célèbre musée plus de 10 millions d'euros.
L'un d'eux a été accusé d'escroquerie en bande organisée, d'usage de faux et de corruption. Cette personne a été placée sous détention provisoire.
Des guides et des agents impliqués ?
Six autres personnes ont également été mises en examen pour les mêmes chefs d'infraction, mais ont été libérées sous contrôle judiciaire. Deux autres sont accusées de complicité dans cette escroquerie et restent, elles aussi, sous contrôle judiciaire.
Les neuf suspects sont aussi impliqués dans des fraudes au château de Versailles et ont été interpellés le 10 février. Parmi eux se trouvent des agents du Louvre et des guides touristiques, ainsi qu'un individu suspecté d'être à la tête du réseau, d'après des sources judiciaires.
En février, plus de 957 000 euros en espèces et 486 000 euros sur divers comptes bancaires ont été saisis. Les suspects sont également soupçonnés d'avoir investi une partie de leurs gains dans des biens immobiliers, tant en France qu'à Dubaï, a rapporté le parquet.
Les investigations ont commencé suite à une plainte déposée par le Louvre en décembre 2024 concernant un couple de guides chinois. Ces derniers ont été accusés d'entrer des groupes de touristes frauduleusement, en réutilisant plusieurs fois les mêmes tickets pour différentes personnes.
Des tickets utilisés plusieurs fois
Un système de surveillance et d'écoutes a confirmé ces suspicions. Les enquêtes ont également révélé des complices au sein du musée. Le réseau aurait pu introduire jusqu'à 20 groupes par jour, ce qui dure depuis près d'une décennie.







