Depuis 2018, l'actrice Sand Van Roy n'a cessé de dénoncer des actes de viol et d'agressions sexuelles qu'elle aurait subis durant une "relation d'emprise professionnelle" avec le réalisateur Luc Besson. Cette affaire, qui a secoué le monde du cinéma et fait écho au mouvement #MeToo, a reçu une nouvelle impulsion.
Le parquet général de la cour d'appel de Paris a récemment demandé la réouverture des enquêtes sur cette affaire, qui avait été classée sans suite, soulignant l'importance de revisiter des cas aussi sérieux. Cette demande a été confirmée par l’Agence Radio France, faisant écho à une information initiale diffusée par l'AFP.
Des experts en droit pénal et des voix du milieu cinématographique soulignent la portée de cette décision. Selon Me Charlotte Raux, avocate spécialisée dans les affaires de violences sexuelles, "la réouverture de l'enquête pourrait permettre aux victimes de retrouver une certaine forme de justice dans un système qui parfois les laissant dans l'ombre".
Des personnalités du cinéma, dont certains ont choisi de rester anonymes, expriment leur soutien à Sand Van Roy. "Il est essentiel que les voix des victimes soient entendues. Ce n'est pas seulement une question de justice pour Sand, mais pour toutes celles qui ont souffert en silence", commente un réalisateur en marge d'une récente projection.
La décision du parquet met une nouvelle fois en avant la nécessité d'un traitement sérieux des violences de genre dans le milieu artistique, une réalité à laquelle il devient impératif de répondre.







