Le 12 mai dernier, un homme de 33 ans a été jugé à Bergerac, en Dordogne, pour avoir braqué le tabac Le Gambetta en juin 2019. Armé d'un grand couteau, il avait menacé le gérant pour obtenir l'argent de la caisse. Face au refus et à une certaine bravoure de la victime, il s’était finalement emparé de quelques paquets de cigarettes. Les policiers, alertés par des témoins, avaient rapidement identifié le suspect, mais il a fallu plusieurs années avant de le retrouver, déjà incarcéré pour d'autres délits.
Ce trentenaire, ancien sans-abri et dépendant à l'héroïne, a exprimé au tribunal un regret amer : « À l'époque, je ne pensais qu'à la drogue. À Bergerac, l'héroïne coûtait cher et je n'avais rien trouvé de mieux pour m'en acheter. » Lors de son procès, il a affirmé avoir profité de son temps passé en prison pour se sevrer et aspirer à une réinsertion sociale. Son témoignage a touché le tribunal, mais n’a pas suffi à éviter la condamnation. Il écopera de six mois de prison ferme.
Des experts en criminologie soulignent souvent que de nombreuses personnes ayant des antécédents de dépendance et de comportement criminel sont prises dans un cycle difficile à briser. L’avocat du prévenu a défendu son client, insistant sur la nécessité de programmes de réhabilitation après incarcération. Le juge a, lui, reconnu la gravité du délit tout en tenant compte des efforts d'introspection du condamné.







